THE DARK PAST. LA FIN D'UN TUEUR. Rudolph Maté. 1949

The Dark past


Avec William Holden, Lee J. Cobb, Nina Foch, Adele Stevens et Lois Maxwell

Dans un commissariat (ou une école de police), un certain nombre de repris de justice sont alignés. Le cas de l'un d'eux, agé de 18 ans mais ayant déjà fait l'objet de nombreuses condamnations est évoqué par un flic et un psychiatre. Pour le flic, le jeune homme est irrécupérable. Le psy tente d'expliquer qu'il est possible de soigner ces délinquants, y compris les plus dangereux. Pour cela, il évoque une expérience personnelle vécu quelques années plus tôt lorsque lui, sa famille et un groupe d'amis avaient été pris en otage par un tueur et sa bande... 

Commence un long flashback qui occupe la presque totalité du film. 

Al Walker (W. Holden) s'évade de prison avec l'aide de plusieurs complices, rapidement il abat le gardien qu'il avait pris en otage. Toute la bande a prévu d'attendre le bateau qui doit les emporter loin de la police qui les recherche dans un chalet qui borde le lac. Le chalet appartient à un professeur de psychologie. Il a prévu d'y passer le week-end en famille et avec quelques amis et 2 domestiques. A peine arrivés sur place, ils sont pris en otage par la bande. Les otages sont envoyés dans les différentes pièces de la maison sous la surveillance des membres du gang. Dans la pièce principale, commence le duel du psychiatre et du psychopathe... 

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C'est l'intérêt principal du film, l'évolution des rapports entre Holden et Cobb. Les autres personnages sont plutôt négligés. On ne les suit que par intermittence sauf celui interprété par Nina Foch (la petite amie du tueur) qui est intéressant car elle révèle au psy. les fragilités d'Holden. La présence d'un enfant, notamment, aurait pu stimuler l'imagination du scénariste ou du metteur en scène, mais ce n'est pas le cas. Alors que Hathaway, par exemple, dans un noir/western intéressant, Rawhide, avait su tirer parfaitement parti de la présence d'une petite fille.

On assiste à une attaque/défense tout de même intéressante. Le dialogue est assez brillant, par contre le jeu des 2 acteurs est un peu monocorde, au moins dans la première partie du film. Cobb est sobre (Si, si c'est vrai...). Alors que la panique s'est emparé de la maisonnée, lui est d'une parfaite sérénité. Pendant une bonne moitié du film, on le voit en permanence tirer sur sa pipe (çà doit faire partie de la panoplie du psychanalyste). Il ne quitte pas des yeux Holden, étudiant son comportement ce qui exaspère ce dernier. Après un certain temps, Cobb tire la conclusion qu'Holden est un grand malade au bord de la folie mais qu'il pourrait le soigner. Fureur d'Holden qui refuse d'entendre çà. Par la suite, un rêve, ou plutôt un cauchemar occupera une place centrale mais je ne veux pas en dire plus...Si ce n'est que l'interprétationnite et la psychanalyse (vue par Hollywood) sont ici plutôt plus convaincantes qu'a l'ordinaire. En tout cas, le tout n'est pas ridicule.

Mise en scène d'une grande platitude mais 3 séquences sortent tout de même du lot. 

La scène d'ouverture, filmée en caméra subjective. C'est l'arrivée du psychiatre à son bureau. On "est" le regard de Cobb, dans la rue, dans le bus qui le conduit au commissariat. Ses commentaires sur les quidams croisés en chemin, dont il interprète le comportement, permettent de situer le personnage... 

La séquence du rêve ou plutôt du cauchemar...dont je ne dirais rien...

Et enfin, celle de la résolution du dit cauchemar, l'événement survenu dans l'enfance d'Holden qui l'explique...dont je dirais tout autant

CERCO DE ODIO

Vu en VOST. DVD zone 2 en Espagne . Je crois que le film n'était pas sorti en France à l'époque. A t'il été diffusé à la TV chez nous ? Je l'ignore. La copie que j'ai récupéré a une origine exotique. Un cinéphile de ma connaissance en a fait le sous-titrage.

Pas un chef d'oeuvre mais se regarde avec plaisir et pourtant je suis plutôt assez réservé sur les polars à implications psychanalytiques.