d83f8dc8b5e395bd63c116a5453165e7

Réalisation : Arthur Lubin / Production : Paul Malvern (Universal) / Scénario : Edmund L. Hartmann / Photographie : W. Howard Greene et George Robinson / Musique : Edward Ward

 Avec Jon Hall (Ali Baba), Maria Montez (Amara), Turhan Bey (Jamiel), Andy Devine (Abdullah), Kurt Katch (Hulagu Khan)

Encore enfants, Ali Baba, fils du calife de Bagdad, et Amara, fille du prince Cassim, se sont promis de se marier mais ils sont séparés brutalement quand Ali est contraint de fuir lorsque les mongols sous le commandement de Hulagu Khan prennent la ville. Attitré dans un piège tendu par le traitre Cassim, le calife est assassiné sous les yeux de son fils qui parvient à s'enfuir. Errant dans le désert, il tombe par hasard sur une bande de voleurs sortant de la grotte abritant leu trésor. Lorsque les voleurs y reviennent et découvrent l'enfant, impressionnés par son aplomb ils l'épargnent et il est même adopté par leur chef. 10 ans plus tard, Ali est devenu le chef des voleurs et s'est rendu populaire en raison de la lutte qu'il mène contre l'envahisseur mongole. Alors qu'Amara doit épouser sous la contrainte le tyran Hulagu Khan, les deux amis d'enfance se retrouvent...  

 

Pour celui ci je privilégie le choc des photos au…Voici donc un aperçu rapide sur les bienfaits de cette petite Bagdaderie. Investissement intellectuel minimal donc pour celui là ! Ces aventures cinématographiques d'Ali Baba s'inspirent on ne peut plus librement de l'histoire rattachée aux contes des Milles et Une Nuits. Le scénariste fait d'Ali Baba un fils de calife qui après qu'il ai été recueilli par les voleurs devient le chef des "résistants" luttant contre l'occupant mongol. C'était le 4ème film réunissant Jon Hall et Maria Montez. A partir du film Les milles et une nuits (Arabian Nights) de John Rawlins (1942) qui fut un grand succès, le couple Jon Hall/Maria Montez, souvent accompagnée de Sabu et Turhan Bey, a été reconduit à 6 reprises, Arthur Lubin tournant deux des films de cette série. En 1943, il avait déjà réalisé La sauvagesse blanche (White savage), un film d'aventures "Polynésiennes" puis en 1944 ce Ali Baba avec les mêmes têtes d'affiche moins Sabu (remplacé ici par le très moyen Scotty Beckett qui tient le rôle d'Ali Baba enfant). 

930__ali_baba_forty_thieves_blu-ray_5x

Le scénario est très prévisible. Les méchants le sont énormément. Le héros est (moyennement) agile mais je dois avouer que je n'ai jamais été un grand fan de Jon Hall, préférant largement dans des rôles similaires par exemple un Gilbert Roland. Le metteur en scène assure le service minimum derrière la caméra et les deux chefs op. ne dynamisent pas des masses les scènes d'action. Y'a pas trop d'humour malgré la présence de comédiens qui parfois pouvaient faire fonctionner nos zygomatiques (Andy Devine). Le responsable de la VF avait d'ailleurs réussi à trouver une voix aussi éraillée que la sienne. Voyant très peu de VF, j'ignore si cette voix était la voix habituelle attribuée à Devine. Bref, on est dans la routine…sauf que l'héroïne est encore mieux roulée que la plupart des filles comparables dans ces années là (c'était avant Rhonda, Arlene, Julie, Debra, etc…) et contrairement à sa réputation, elle était plutôt bien dans ce genre de rôles dans lesquelles malgré tout on l'a trop systématiquement cantonné jusqu'à la fin de sa carrière (et jusqu'à la fin tout court). D'autre part, la belle copie disponible permet de profiter pleinement d'un superbe album d'images, certes parfois en carton patte…mais magnifié par un splendide Technicolor. Autre particularité, le film a été tourné sur place !!! À Bagdad ! Non, je déconne (C'était en 50 avant Saddam). Les scènes dans le désert ont été tournées dans l'Utah, le reste dans le Red Rock Canyon en Californie…enfin, le reste…Lubin, son chef op. + les décorateurs et responsables des effets spéciaux font quand même beaucoup joujou avec les maquettes, les toiles peintes, les transparences et les rochers en polystyrène. Sympathique et distrayant mais le message politique aurait mérité d'être plus appuyé (c'est pour rire). Vu en VF.   

930__ali_baba_forty_thieves_blu-ray_4x

Arthur Lubin, décédé en 1995 alors qu'il allait avoir 97 ans, fut l'un des moins connus des centenaires d'Hollywood. Je l'incorpore d'ailleurs sans rien demander à personne dans un club de metteurs en scène prestigieux dans lequel il n'a jamais été invité par les historiens de cinéma. Ses modestes titres de gloire, il les doit à 2 séries comiques qui font (parait-il) encore rire. Il dirigea 5 fois les deux nigauds (Abbott et Costello) et il mit 6 fois en scène Francis (le mulet qui parle). Une spécialiste me dit que les A&C sont parmi les meilleurs…Heu ! Les moins mauvais, non ? Les films de ses premières années sont difficiles à voir, dommage car certains titres des années 30 sont tentants. Par la suite il réalisa quelques films visibles, le plus célèbre étant son Fantome de l'opéra en couleurs qui ne vaut pas la version muette de 1925 avec Lon Chaney. Il a aussi réalisé un film d'action mouvementé et qui se voulait comique... et qui est mouvementé mais facultatif : Le bagarreur du Pacifique (South Sea Woman) avec Burt Lancaster et Virginia Mayo (DVD zone 1 avec vost). Sa version de Lady Godiva of Coventry avec Maureen O'Hara dans le rôle titre n'est pas terrible. En revanche, deux de ses incursions dans le film criminel sont réussies : Impact (1949) avec Brian Donlevy, Ella Raines et Helen Walker est un bon film noir (DVD zone 2) et Des pas dans le brouillard (Footsteps in the Fog), 1955 est plutôt un film gothique…et un des très bons thrillers en costumes. Reste quelques films tentants mais que je n'ai jamais vu, notamment Ca pousse sur les arbres (It Grows on Trees), le dernier film (de cinéma) d'Irene Dunne.

Ali-Baba-and-the-Forty-Thieves-29471_2

Ali-Baba-and-the-Forty-Thieves-29471_3

 

 

 

 

 

 

 

 

AliBaBa3

AliBaBa5