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Réalisation : Joseph M. Newman
Scénario : Irwin Allen, Charles Bennett et Irving Wallace
d'après une histoire d'Irwin Allen
Image : Winton C. Hoch
Musique : Paul Sawtell et Bert Shefter
Produit par Irwing Allen
Allied Artists

Durée : 109 min

Avec :
Victor Mature (Hank Whirling)
Rhonda Fleming (Helen Harrison)
Vincent price (Hans Hagenfeld)
Kathryn Grant (Jeannie Whirling)
Gilbert Roland (Zach Colino)
Peter Lorre (Skeeter)
Red Buttons (Randy Sherman)

 

Le cirque Whirling est en grandes difficultés financières depuis la rupture avec le cirque avec lequel il était associé. Hank Whirling, son propriétaire et fondateur, un homme passionné par son métier mais absolument pas gestionnaire, se voit contraint d'accepter de ses créanciers la présence à ses cotés d'un comptable chargé de contrôler les dépenses du cirque. La banque envoie également Helen Harrison, une attachée de presse, afin qu'elle monte des coups publicitaires pour accroître la notoriété de l'entreprise. Hank Whirling supporte mal cette double tutelle et le conflit éclate vite entre Hank, son personnel et les 2 gestionnaires. Mais très vite d'autres problèmes s'abattent sur le cirque. La tournée est compromise par le temps exécrable qui sévit sur le nord des états-unis et surtout des incidents en chaine se produisent : un lion évadé d'une cage provoque la panique parmi les spectateurs. Un incendie se déclare au cours d'une nuit manquant d'emporter une partie de la ménagerie puis, le train transportant le cirque en tournée déraille provocant la mort de plusieurs passagers…Quelqu'un veut la perte du cirque. En dernier recours, l'acrobate Zach Colino propose de tenter une prouesse jamais réalisée, traverser le Niagara sur un câble...

 

Les numeros sont spectaculaires, les personnages sont dépeints sommairement mais ils sont tous intéressants. Tout est convenu et attendu mais on passe un bon moment. Attendu, oui…les histoires d'amour qui détendent l'atmosphère et rapprochent les ennemis d'hier. Le triste banquier qui se déride et montre que lui aussi "aurait voulu être un artiste". Les drames provoqués par le saboteur qui a infiltré la troupe sont (presque) tous sans graves conséquences et son identité constitue la seule surprise du film. Bref, on est surpris par presque rien mais c'est joli, spectaculaire et touchant, pas seulement pour la nostalgie "include" lorsque l'on redécouvre ce genre de films liés à notre enfance dès lors que l'on a passé les 40 ans. Par moment, on se rend compte que ce n'est pas un grand qui est aux manettes à la façon laborieuse de filmer une scène sensée être spectaculaire (le combat entre un homme et un lion par exemple) et le manque de moyens est parfois visible. On assiste au déraillement d'un train mais Cecil (B. DeMille) n'était cette fois ci pas dans le coup. D'autre part, de manière toutefois moins gênante que dans un film ultérieur (Circus World), on retrouve quelques comédiens qui ont pris un bon coup de vieux, Vincent Price, un petit coup (Il interprète le Monsieur Loyal du cirque), Gilbert Rolland, un peu plus marqué (le funambule)…et surtout Peter Lorre (le clown blanc).

 

Tout ceci ne fait pas pipi loin mais moi, je ne boude pas mon plaisir. D'autant plus que par chez moi, on ne voit pas souvent de spectacles de cirque de cette envergure. Le dernier en date était géré par une famille dont tous les membres -sauf la grand mère- assuraient des numéros, et même souvent plusieurs numéros chacun. Tous drapés dans des collants qui avaient du servir à autre chose avant, ils ont défilés pendant 1 h 30 dans des numéros qui auraient plu à mes grands parents en 70 avant Patrick Sébastien. Çà faisait très début de siècle mais le précédent et çà rappelait les souvenirs d'enfance de certains acteurs et actrices dont les parents étaient acrobates de "rue" ou dresseurs de puces. Bref, j'ai adoré mais j'ai pas fait un tabac avec ma sortie et de plus, je me suis fait cracher à la gueule par le lama (authentique mais je ne pense pas que ce soit lié à mes propos sur sa compatriote Yma Sumac). Avec Big Circus, c'est le bonheur dans une toute petite galette, même pas besoin de sortir la bagnole et tu peux proposer illico une 2ème séance à peu de frais. D'autant plus que sur ce film, entre 2 romances ou entre 2 évènements dramatiques, on voyait à l'oeuvre d'authentiques célébrités du cirque de l'époque : Dick Walker (et ses tigres), Tex Carr (et ses chimpanzés), Dick Berg (et ses otaries), Hugo Zacchini (l'homme canon), les Flying Alexander (Trapèze volant), Gene Mendez (un fildefériste), etc…Bref, du plaisir concentré pour toute la famille...

The Big Circus 42 6-6-12

 

The Big Circus 54 6-5-12

De nombreux films se déroulent dans le milieu du cirque, dans le genre film à grands spectacles, eux aussi avec un casting All Stars, les principaux sont : Le plus grand cirque du monde d'Henry Hathaway (1964). Trapèze de Carol Reed (1956). Sous le plus grand chapiteau du monde de Cecil B. DeMille (1952). Ces 3 films ayant été édités en DVD, on peut espérer une édition du film de Newman...qui est passé à la télévision, mais pas hier. Et sinon, parmi les autres films hautement recommandables, je peux signaler 3 Lon Chaney, Freaks (+ L'inconnu qui figure sur l'édition collector du précédent) et Larmes de clown de Victor Sjöström.

The Big Circus 36 6-6-12

 

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