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Produit, écrit et réalisé par Sidney Salkow / Distribution : United Artists / Scénario co-écrit avec John O'Dea / Photographie : W. Howard Greene / Musique : Paul Sawtell 

Avec John Payne (Barberousse), Donna Reed (Alida), Gerald Mohr (Le capitaine Salcedo), Lon Chaney Jr. (Peg), Anthony Caruso (Renzo), Henry Brandon (Le capitaine Goiti)

Pour être soupçonné d'avoir tenté de séduire la nouvelle épouse du sultan du Maroc, le capitaine Barberousse est condamné à mort et pourchassé par des soldats à travers le désert. Apercevant un bateau croisant à faible distance des côtes, il parvient à monter à bord, à surprendre son capitaine et à prendre le contrôle du navire espagnol qui transportait des esclaves vers l'ile de la tortue. Barberousse libère les esclaves et en fait son équipage après avoir balancé par dessus bord les marins espagnols. Il se dirige vers Saint Domingue où il est recruté comme corsaire au service de la France puis gagne la destination prévue, l'ile de la Tortue pour y livrer sa marchandise. Trouvant un prétexte pour être reçu en audience par le gouverneur, il aperçoit une jeune femme à sa toilette et tente de la séduire, avant de s'apercevoir qu'il s'agit de la comtesse Alida, la fille du gouverneur de l'ile. Cette dernière, commandant l'ile en l'absence de son père, constatant la disparition de l'équipage espagnol, fait mettre aux arrêts Barberousse mais à un signal convenu, les "esclaves" qui feignaient d'être attachés se libèrent, sortent leurs armes et prennent possession de l'ile. Puisque Alida se refuse à lui, Barberousse fait savoir qu'il réclame 50 000 pièces d'or contre sa libération puis ils prennent la mer à la recherche de bateaux espagnols à prendre. À La Havane, la dissension règne entre deux officiers en désaccord sur l'attitude à adopter : le capitaine Goiti est partisan de négocier avec le pirate tandis que son rival, le capitaine Salcedo, pourtant fiancé à la comtesse Alida, refuse de transiger et décide de monter une expédition pour la libérer…

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Quelques qualités qui s'étiolent un peu sur la durée. L'humour assez présent dans la première partie s'évapore un peu en chemin et c'est dommage. Ça commençait pourtant plutôt bien. On découvrait un John Payne en mode Errol Flynn : sourire éclatant  et virevoltant comme jamais je ne l'ai vu dans le cinéma d'aventure (en revanche pour la moquette qu'il ne se prive par de montrer, on pense plus à King Kong). Au moins un de ses complices nous fait aussi un peu sourire, c'est Peg Leg (Lon Chaney Jr.), le vieux marin à jambe de bois (un truc qu'on a jamais vu). Ensuite, au palais du Sultan, celui ci ne sait même plus combien d'épouses il peut bien avoir…Puis, dans celui du gouverneur de l'ile de la tortue, Payne et Chaney "refont le portrait" de la galerie d'affreux qui constituent les ancêtres du gouverneur avant que Barberousse, en passe pourtant d'être démasqué, ne se montre tellement vindicatif que sur ordre de la comtesse espagnole, il va se faire souffleter par un officier, puis claque après claque, il va finir par se monter plus modeste dans ses exigences, finissant par regarder d'un oeil craintif si les coups risquent de partir avant chacune de ses paroles…Plus tard, on fait parler le maire de l'ile de la tortue de manière amusante ; on se déguise un peu, etc…Mais c'est la relation initiale entre Barberousse et Alida qui est encore la plus plaisante. Les scénaristes et dialoguistes mettent assez bien à profit la relation entre le soudard et la noble espagnole hautaine. Lorsqu'il apprend que le mariage d'Alida avec le capitaine Salcedo a été arrangé par leurs familles, cela révulse Barberousse car lui même est pour les élans du coeur. Enfin il appelle ça ainsi et c'est une excuse comme une autre. Pour manifester son courroux, il kidnappe la belle. Normal ! L'enlèvement de l'héroïne était une fantaisie commune dans le film de pirates. Cela dit, dans un premier temps, la séduction à la pirate : Je me montre empressé. Tu me mets des claques. Je t'embrasse de force…La grande classe, quoi, fonctionne moyennement.  

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Moins en tout cas que le couple John Payne-Donna Reed qui m'a bien plu et j'avoue en avoir été étonné tant Donna Reed me semblait à priori peu faite pour ce registre là. Elle campe de manière très plaisante une aristocrate espagnole méprisante  avec un petit coté pince sans rire bien senti et elle déploie aussi une belle énergie dans son duel avec John Payne. Car même sa présence physique face à un acteur dont c'était une des qualités m'a surpris, sans oublier un coté sexy  là aussi étonnant tant sa sensualité a été très peu exploitée au cours de sa carrière. À leurs cotés, Lon Chaney Jr. a quelques compagnons. Pour continuer dans l'inédit, le pirate à jambe de bois devait être accompagné d'un enfant,  on l'a  : Datu ( Skip Torgeson). Le seul autre pirate a avoir un rôle un peu étoffé est Renzo (Anthony Caruso), le second du navire espagnol pris par Barberousse au tout début du récit. Il est le seul espagnol a rester à bord en raison de ses compétences de navigateur. Et oui, on le sent venir le fourbe…Car à mi chemin, le récit se noircie assez nettement. La cruauté des espagnols qui attaquent le campement de Barberousse en son absence et massacrent femmes et enfants ; la trahison d'un proche, l'assassinat d'un autre, les tentatives de manipulations de Alida,  tout ceci assombrit le caractère de Barberousse et il va vouloir s'attaquer à La havane, une prise trop grande pour lui, quitte à sacrifier ses compagnons pour assouvir sa vengeance. Heureusement pour Barberousse et ses pirates, les espagnols sont du genre à se tirer une balle dans le pied car ses grands ennemis, les deux officiers espagnols qu'il va combattre sont plus occupés à se combattre mutuellement qu'à unir leurs forces contre lui.  Le plus compétent, le capitaine Goiti (Henry Brandon) en raison de ses origines modestes est méprisé par le gouverneur de La Havane et surtout par le Capitaine Jose Salcedo (Gerald Mohr), un jeune homme ambitieux et prétentieux. C'est une parfaite crapule qui va même préférer risquer la vie de sa future femme plutôt que d'accepter de céder à Barberousse. 

Je passe sur les nombreuses péripéties…La pauvreté du budget passe plus facilement inaperçu dans les séquences de bagarres terrestres que sur mer où là l'emploie de stock-shots ou de jolies maquettes est quand même préjudiciable. Divertissant mais facultatif. Vu en VF. 

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